Au Juge d’Instruction (Georges) Mourad

17/5/1937

Monsieur le Juge d’Instruction Mourad,
J’ai l’honneur de vous confirmer les déclarations que je vous ai faites dans mon interrogatoire de ce jour et d’y ajouter cette letter dans laquelle je defines l’attitude expresse du parti à l’égard des propagandes étrangères, du mandate et de la puissance mandataire.
J’espère que les verities exposées simplement dans ce document détermineront votre conviction et que cous estimerez opportune d’en faire part à qui de droit.
Au sujet des propagandes étrangères je declare que les allegations d’aprés lesquelles le parti national syrien serait de formation étrangère ou d’influence étrangère provinnent d’individus connus pour leur hostilité contre le parti et pour leur lute contre son programme réformateur. Ces allegations ne dépassent d’ailleurs pas le cadre de la rumeur publique.
La vérité est que le parti lute et luttera secrètement et publiquement contre les propagandes étrangères. Dès avant qu’il ne fut découvert et que les ennemis n’eussent répandu leurs bruits à son sujet, le parti avait manifesté son sentiment à l’égard du danger des propagandes étrangères et s’était employé à combattre ses dernières par les moyens de propaganda en son pouvoir.
Cette attitude de combat resort nettement de mon discours official pronounce à la reunion générale du parti du 1er juin 1935 dans lequel j’ai mis les members en garde contre les propagandes étrangères et surtout italienne et allemande.
J’ai, en meme temps, invite le parti à constituer un obstacle infranchissable en face des intritgues de ces propagandes. Une copie de ce discours, tombée aux mains des agents de la sûreté générale, a été transmise au tribunal mixte lors de notre première mise en jugement.
Pour ce qui est du mandate, le parti a exprimé l’avis d’utiliser sa presence pour réaliser les réformes en vue desquelles il a été institute.
Quant à la France, en tant que puissance amie ayant des relations étroites avec notre partie, le parti national syrien préconise le vif attachement à cette amitié, non seulement à cause de cette amitié elle – meme, mais aussi des necessities de l’intérêt national, celui – ci s’accordant parfaitement avec l’intérêt de la France à tous les points de vue: materiel, culturel, politique.
Partisans du non isolement à l’égard du monde, nous tenons à ce que nos relations avec la France soient consolidées pour éviter de nous trouver seuls en face des dangers qui nou entourent.
Je signale d’ailleurs expressément ce vues dans un document manuscript qui a été saisi de moi et qui se trouve par devers vous dans le dossier de l’instruction. Nous condidérons la presence de la France dans notre patrie comme une précieuse occasion pour nous d’accroître notre entente avec elle et d’accéder au statut international qu’engendera cette entente d’autant plus désirée par nous qu’elle consacre notre souveraineté nationale.
Le parti va plus loin encore. Il est pour la transformation concrete de cette entente, c’est – à – dire pour sa concretization en accords à long terme.
Veuillez agréer, Monsieur le Juge d’Instruction …..

 

أنطون سعاده

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